Budget 2026 : affronter le capital !

Budget 2026 : affronter le capital !

Depuis plusieurs semaines, le débat budgétaire marque une intensification de l’affrontement de classe dans le pays. Dès le départ, la copie gouvernementale affichait clairement la couleur : poursuivre les cadeaux au capital, faire payer le monde du travail, nourrir le bellicisme par l’augmentation des dépenses d’armement.

Tout au long de ces premières semaines de débat, des points clés du budget de l’Etat et du budget de la Sécurité sociale ont été l’objet d’un débat vif, de la taxe Zucman - pourtant modeste - qui a mobilisé tout le CAC 40 contre elle et provoqué des divisions au sein même du patronat qui n’aura pu finalement tenir meeting commun jusqu’au débat à l’Assemblée ce jour sur le décalage de la réforme des retraites.

Dans une bataille budgétaire peu lisible pour nos concitoyens et concitoyennes, les communistes ont un rôle déterminant à jouer pour faire la clarté : sur le projet de classe du pouvoir, de la droite, leur action au service du capital ; sur l’imposture sociale de l’extrême droite unie au pouvoir, à la droite, par les liens sacrés du marché ; sur l’exigence de répondre aux urgences et d’un réel changement de politique par un pacte pour l’avenir de la France portant des objectifs ambitieux contre la vie chère, pour l’emploi, les salaires, les retraites, l’industrie, les services publics, la transition écologique dans la justice sociale, la paix ; et sur une double illusion, celle qu’une démission du Président de la République ou une dissolution résoudrait automatiquement le problème du pays ou celle de la possibilité d’un accord budgétaire en chambre répondant réellement aux exigences populaires.

Concernant la « suspension » de la réforme des retraites débattue ce jour à l’Assemblée, celle-ci n’est malheureusement qu’un décalage de la réforme qui est de surcroit entérinée dans la lettre rectificative, permettant certes aux générations concernées de partir trois mois plus tôt mais que le pouvoir veut leur faire payer par le gel ou la sous-indexation des retraites dès l’année prochaine. C’est la raison pour laquelle nos parlementaires se sont opposés à la mesure et continuent de porter l’abrogation de la réforme. Cette position n’implique néanmoins en rien de vouer aux gémonies le PS et les Ecologistes qui ont quant à eux voté pour car ce serait contribuer à faire croire que le débouché du formidable mouvement social de 2023 se jouait uniquement sur ce vote alors que la bataille doit se poursuivre avec le plus grand nombre pour l’abrogation.

Les communistes portent une stratégie claire : tout faire pour arracher de réelles victoires au Parlement et faire grandir un projet de société en rupture avec les impasses capitalistes, qu’elles soient néolibérales ou nationalistes, en faisant appel à l’intervention de la classe travailleuse.

C’est tout le sens du meeting national que nous tiendrons à Marseille avec Fabien Roussel dimanche 23 novembre prochain qui appelle une participation la plus large possible.

C’est tout le sens aussi de l’action de nos parlementaires, pleinement mobilisés dans la bataille budgétaire avec des propositions concrètes, telles la baisse de la TVA à 5,5% sur l’électricité et la définition de critères aux 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises, propositions qu'ils portent dans le « tour de France du changement pour un budget populaire ».

C’est tout le sens encore des milliers d’actions de nous tous et toutes partout dans le pays que nous devons amplifier aux portes des entreprises, au porte-à-porte dans nos quartiers, dans tous les lieux de travail et de vie, pour faire massivement signer la pétition sur cet enjeu et débattre de nos propositions avec nos concitoyennes et concitoyens.

C'est tout le sens enfin de l'importance de travailler à la mobilisation la plus large possible pour la journée de grèves et de manifestations du 2 décembre prochain à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires et pour les manifestations de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien qui la précédera le 29 novembre prochain.

Alors que les choix budgétaires auront un impact important sur nos communes, en menant toutes ces actions ce sont également les élections municipales que nous préparons activement pour faire grandir le rapport de force pour des politiques publiques locales qui disposent des moyens nécessaires à la réponse aux besoins des habitants et des habitantes.

Ensemble, partout dans le pays, amplifions nos actions pour créer le rapport de force nécessaire à la résistance et à construction de l’alternative en France et dans le monde, pour prendre le parti du travail contre le capital, de la paix contre les bellicismes.

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