En 2007, Denis Kessler, alors N°2 du Medef, avait fait une déclaration choc : « Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! », lequel avait permis des avancées sociales historiques. Depuis, le milliardaire réactionnaire Bolloré a mis la main sur nombre de média (I-télé devenue CNEWS, Canal+, Europe 1, le JDD…) pour les transformer en porte-voix de l’extrême-droite. Plus discret, le milliardaire émigré fiscal Stérin a fait le choix d’investir dans des labels apparemment consensuels (Plus belles fêtes de France, Nuit du bien commun, Canon français…) avec le même objectif. Dans l'ombre, son vaste projet baptisé Périclès – acronyme de Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes – consiste à investir des dizaines de millions d'euros pour faire progresser les idées d'ultradroite dans la société française. L’Humanité du 19 juillet 2024 (
https://www.humanite.fr/politique/bien-commun/projet-pericles-le-document-qui-dit-tout-du-plan-de-pierre-edouard-sterin-pour-installer-le-rn-au-pouvoir) révèle que l’objectif est de mettre 150 millions d’euros sur la table pour offrir 1000 mairies à l’extrême-droite !
Son poulain en Haute-Savoie est Antoine Valentin, jeune loup de droite qui une fois élu maire de St Jeoire a parrainé Zemmour et l'a accueilli en grandes pompes avant de passer à l’extrême-droite dans la roue de Ciotti pour candidater à la législative partielle de la 3e circonscription de Haute-Savoie.
Pour les communistes, il est hors de question de laisser une terre marquée par la Résistance à une extrême-droite qui, loin de renier son passé collaborationniste, ne manque pas une occasion de promouvoir l’idéologie de haine qui a triomphé sous Hitler et Vichy. Nous dénonçons donc avec force l’opération du « Canon français » avancé pour la cause de mars à janvier et qui vise à la promotion du candidat d’extrême-droite flanqué de personnalités nationales comme Bardella, à 9 jours de l’élection. Nous appelons à l’interdiction de cet événement et, s’il le faut, appellerons à manifester contre.
Dans la foulée de la dynamique du Nouveau Front Populaire, qui avait permis à la gauche d’être qualifiée au second tour en 2024 (elle s’est retirée au nom du Front Républicain), le PCF espérait une candidature qui reflète la richesse de la vie militante locale et regroupe a minima les partis du NFP.
Toute à sa logique présidentielle, LFI a souhaité faire cavalière seule, imposant ses candidatures et son matériel électoral. Parti Socialiste et Place Publique ont alors annoncé présenter une candidature alternative. Pour sa part, si le PCF partage la gestion de nombreuses collectivités locales notamment avec le PS, ce qui permet des avancées réelles pour la population, au Parlement nous avons parfois des divergences totales comme sur le choix de la Paix qui n'est pas celui de Place Publique. Le PCF a donc suffisamment de différences avec ces deux candidatures pour pouvoir présenter une offre politique alternative à gauche.