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Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, le gouvernement états-unien a de nouveau fait le choix de la guerre. Après avoir bombardé de nombreuses cibles terrestres et maritimes, Trump a annoncé la capture de Nicolás Maduro, président du Vénézuéla. Il s’agit là d’une agression impérialiste d’une gravité sans nom.
Cela fait suite à plusieurs mois de blocus, d’opérations illégales – pour ne pas dire de piraterie – d’arraisonnement et de destruction de navires vénézuéliens et de tentatives multiples de déstabilisation. Le choix de Maria Corina Machado comme prix Nobel de la paix s’inscrit dans cette dynamique. Cette proche de Trump appelle de ses vœux depuis des années une intervention US sur le sol vénézuélien. Drôle de définition de la paix !
Cette intervention est illégale à tous les points de vue et va à l’encontre de la souveraineté du Venezuela et de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle ne peut être que de nature à déstabiliser très gravement le pays et toute la zone. Nous sommes à cette heure extrêmement inquiets des conséquences de cette aventure impérialiste états-unienne.
Pour justifier son intervention, Trump fait le choix de reprendre exactement la même rhétorique que celle utilisée par Georges W. Bush en son temps pour intervenir en Irak en 2003, la lutte contre les armes de destruction massive ayant été cette fois remplacée par la lutte contre le narcotrafic. Derrière ce motif fallacieux, la vraie raison de cette agression est la volonté de Trump de mettre la main sur les gigantesques réserves vénézuéliennes de pétrole et de décapiter un des derniers gouvernements qui n’est pas aux ordres de Washington.
Les premières réactions internationales en Europe sont inquiétantes et illustrent l’alignement de nos gouvernements sur l’impérialisme américain. L’UE appelle « à la retenue » et l’Espagne se propose d’ouvrir une médiation comme s’il y avait une agression réciproque des deux pays. De son côté, Macron – pourtant toujours prompt à réagir sur les questions internationales – n’a toujours pas dit un mot de cette agression. Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères a été le premier membre du gouvernement à réagir dans un message laconique où il ne condamne aucunement l’agression impérialiste états-unienne et ne prévoit aucune action à l’encontre de l’administration Trump.
La Fédération du PCF de Haute-Savoie condamne avec la plus grande fermeté cette agression impérialiste états-unienne. Nous appelons chacun à exprimer sa solidarité avec le peuple vénézuélien aujourd’hui agressé et à se mobiliser pour exiger la fin de l’intervention, la libération du président Maduro, la fin des sanctions économiques et le respect de la souveraineté vénézuélienne.
Solidarité internationale avec le peuple vénézuélien !
US go home !
La Fédération du PCF de Haute-Savoie