Total, profiteur de guerre

Total, profiteur de guerre

75 % des Français jugent ses bénéfices inacceptables

Vendredi 29 mai, à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires de Total Énergies, une centaine de militant.e.s communistes (sous bonne garde policière) s’est réunie devant le siège de la société à La Défense (Hauts-de-Seine) pour demander la nationalisation du groupe « profiteur de guerre » et exiger un blocage du prix à la pompe. « Nationalisation de Total », « 6 milliards de profits en six mois », « 1,50 euro max-blocage des prix des carburants », proclamaient les banderoles.

« Les actionnaires se réunissent pour faire le bilan des premiers mois de 2026. Quels sont-ils ? Alors que les Français.es sont confrontés à la hausse du coût de la vie, du prix du litre d’essence à la pompe, les actionnaires de Total, eux, se desserrent la ceinture. Ce sont de véritables profiteurs de crise », a déclaré Léon Deffontaines, porte-parole du PCF.

Total a en effet engrangé des bénéfices record – 4,96 milliards d’euros au premier trimestre, une hausse de 51 % sur un an.

« Les Français.es n’ont pas le luxe d’avoir le plus grand groupe de pétrole privatisé », titrait l’Humanité.

Sur France Inter, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, insistait : « Ce qui est extrêmement choquant depuis le début de cette crise, c’est que chaque mois on a des annonces toujours plus indécentes de profits de Total. »

Selon un sondage de l’Institut Veblen, 75 % des Français.es jugent les bénéfices de Total Énergies « dérangeants » ou « inacceptables ».

Patrick Pouyanné, le PDG, sera auditionné par la commission des Finances de l’Assemblée nationale le 17 juin.

Article publié dans CommunisteS, numéro 1089 du 3 juin 2026.

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