Les 6 et 9 août 1945, les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki ont provoqué plusieurs centaines de milliers de morts civiles, de blessé.e.s et de vies piétinées sur plusieurs générations. Les survivant.e.s, les « Hibakushas » ont consacré toute leur énergie à nous transmettre un message universel : Plus jamais Hiroshima, plus jamais Nagasaki !
Fidèle à cette exigence, le Parti Communiste Français salue et soutient tous les rassemblements qui auront lieu en France en écho à la conférence internationale contre les bombes A et H et aux cérémonies qui se tiennent au Japon. Toutes ces mobilisations revêtent une urgence d’autant plus grande que nous sommes parvenus à un point de bascule en matière de désarmement nucléaire. A l’heure où les guerres s’étendent partout sur la planète, où le droit international est piétiné et où les dépenses militaires mondiales atteignent des niveaux jamais atteints, les puissances dotées de l’arme nucléaire abandonnent progressivement leurs engagements en faveur du désarmement. Les grands traités qui limitaient la course aux armements ont disparu les uns après les autres, jusqu'au traité New START, dernier accord contraignant entre les États-Unis et la Russie sur les armes nucléaires stratégiques.
La politique de Macron n’est malheureusement pas en reste dans cette évolution mortifère en faisant de la force nucléaire l'alpha et l'oméga de la politique de défense, en européanisant le nucléaire français et en entérinant la fin du droit international en matière de force nucléaire.
Le PCF continuera d’agir pour le respect des engagements internationaux de la France, en particulier de l’article 6 du Traité de non prolifération (TNP) qui fait obligation d’entamer des négociations pour le désarmement nucléaire. Le PCF appelle par conséquent
à ce que la France rejoigne le vaste mouvement des États qui ont signé et ratifié le Traité international d’interdiction des armes nucléaires (TIAN), entré en vigueur le 22 janvier 2021 et qu’elle participe en qualité d’observateur à la 1ère conférence d’examen du TIAN qui se tiendra au siège de l’ONU à New-York du 30 novembre au 4 décembre 2026. Ceci doit être une première étape pour la signature du traité TIAN par la France. .
Il est plus que temps que la France prenne des initiatives politiques et diplomatiques fortes pour conjurer le péril de l'emploi de la force nucléaire et fasse entendre une voix indépendante, émancipée de la tutelle des États-Unis et de l'OTAN, afin de contribuer à ouvrir les chemins de la sécurité humaine collective par un désarmement nucléaire multilatéral.
La paix n’est pas un vœu, c’est un projet politique que nous voulons construire collectivement, grâce à nos mobilisations et à nos luttes.
Paris, le 6 août 2026
Parti Communiste Français.