Communiqué de presse de la Fédération de Haute-Savoie du PCF
Ce mardi 29 septembre 2026, en Haute-Savoie, comme partout en France, les personnels enseignants et non-enseignants de l’Éducation Nationale ainsi que les lycéens se sont mobilisés. Au plan national, l’appel à la mobilisation lancé par les organisations syndicales a été entendu : 40% des enseignants du primaire et du secondaire en grève et près de 500 lycées mobilisés.
Localement, à Bonneville, dès 7h, les élèves du lycée Guillaume Fichet ont organisé le blocage de l’établissement. Ils protestaient contre des classes surchargées, des emplois du temps intenables et une dégradation générale du bâtiment relayant localement les revendications portées au niveau national par les organisations lycéennes.
La mobilisation des lycéens et celle des personnels de l’éducation nationale a donc convergé aujourd’hui, et c’est bien normal car les revendications sont identiques. Les mauvaises conditions d’études des uns sont les mauvaises conditions de travail des autres !
La situation dégradée de notre école est le résultat des choix budgétaires réalisés depuis des années, et poursuivis dans le projet de budget 2027. Disons-le clairement, le budget Lecornu n’est pas un budget d’austérité, c’est un budget de classe ! Ils font le choix de faire les poches des travailleurs, de dégrader les conditions d’étude de la jeunesse, de casser les services publics… tout ça pour continuer de verser des centaines de milliards d’euros au grand patronat. Quand des économies sont réalisées de toute part dans notre système scolaire, le budget 2027 prévoit déjà une hausse de 6,5Mds d’euros des dépenses militaires. Rien pour l’école, tout pour les canons !
Le gouvernement refuse une nouvelle fois de répondre aux revendications des travailleurs et de la jeunesse, et préfère faire le choix de la répression. Ce fut aujourd’hui le cas dans les départements voisins de Savoie et d’Isère. Nous sommes sidérés de voir qu’en seulement quelques années la norme est devenue l’envoi de la police contre les lycéens mobilisés. Nous condamnons avec la plus grande fermeté les violences perpétrées par les forces de l’ordre à l’encontre de la jeunesse mobilisée. Les responsables de cette situation sont à chercher du côté de la rue de Grenelle et de la place Beauvau.
Un établissement scolaire est et doit rester un lieu d’apprentissage, d’ouverture et d’émancipation, pas un lieu de répression !
La fédération du PCF74 apporte son soutien intégral aux personnels et lycéens mobilisés aujourd’hui et portera politiquement leurs revendications. Les lycéens doivent pouvoir s’exprimer librement sans peur de la répression orchestrée par le gouvernement Macron/Lecornu.