Plusieurs centaines de manifestant.e.s réuni.e.s sur la place des Arts à Thonon à l'appel d'ATTAC, des syndicats CGT et FSU, soutenus par le MJCF, le PCF, Les Écologistes et le PS.
Après plusieurs interventions des lycéen-ne-s chaque organisation a pris la parole.
Michel Vuillaume est intervenu en tant qu'élu PCF et au nom des communistes du Chablais :
Depuis deux semaines, les lycéennes et les lycéens refusent de baisser la tête. Ils demandent des professeur.e.s devant chaque classe, des établissements dignes et la fin de Parcoursup. Rien d’extravagant. Simplement les moyens d’étudier, de choisir leur avenir et de contribuer à celui du pays. Leur colère n’est ni passagère ni isolée. Les Jeunes Communistes par le biais de centaines de cahiers de doléances ont fait remonter des milliers de témoignages.
Une même réalité apparaît : l’école de la République abandonne une partie de sa jeunesse, comme nous pouvons par exemple le déplorer localement avec le projet de transfert du lycée professionnel de Thonon sur Douvaine en éclatant des formations vers Évian et Annemasse dès 2028.
Le gouvernement, lui, mise sur le pourrissement. Quelques annonces sur les remplacements, beaucoup de mépris, puis l’attente. Il espère que la fatigue et les vacances feront ce que la répression n’a pas réussi à faire : refermer la brèche. Et, comme toujours, il nous explique que l’État n’a plus les moyens...
Vraiment ? Cette année, 6,4 milliards d’euros supplémentaires doivent être consacrés aux armées. Le budget de la Défense atteindrait ainsi 63,4 milliards d'euros, deux fois plus qu’en 2017. Les caisses ne sont vides que lorsqu’il s’agit de recruter des enseignant.e.s, de rénover les établissements ou de garantir une formation à chaque jeune.
L’argent existe. Iels ont simplement choisi le réarmement, les marchés financiers et les dividendes. Les classes surchargées, les heures de cours perdues et les jeunes abandonnés par Parcoursup ne relèvent pas de la fatalité.
Ils sont le résultat d’un choix de classe. Mais ce choix frappe bien au-delà des lycées. Depuis la rentrée, énergéticien.ne.s, pompier.e.s, personnels de santé, pêcheur.euse.s, professeur.e.s et tant d’autres se mobilisent. À chacun, le pouvoir adresse la même injonction : faire davantage avec moins, renoncer à ses droits et accepter que son travail ne permette plus de vivre dignement.
Derrière la diversité des métiers et des colères, il y a donc un même combat. Celui de celles et ceux qui font vivre le pays contre un système qui comprime les salaires, détruit les services publics et soumet nos vies aux exigences de rentabilité. Les Français.es ne peuvent plus et ne veulent plus subir le diktat du capital, payer leur carburant à des prix exorbitants quand Total explose ses bénéfices !
Ce 17 octobre doit permettre de poursuivre et d’élargir la mobilisation. Et préparons dès maintenant le 5 novembre. Cette journée appelée par l’intersyndicale doit faire se rencontrer la jeunesse et le monde du travail, devant les lycées, dans les entreprises, les services publics et dans la rue.
Notre responsabilité est de faire grandir la conscience de nos intérêts communs et transformer toutes ces colères en une force organisée. Multiplions les rencontres, les assemblées et les initiatives communes. Portons partout l’exigence de salaires et de retraites dignes, d’emplois utiles, de services publics renforcés et d’un véritable avenir pour la jeunesse. Le gouvernement cherche à nous isoler, à nous diviser et à nous épuiser. Faisons exactement l’inverse. Unissons nos forces, faisons front le 5 novembre et lors des mobilisations qui devront se poursuivre, tou.te.s ensemble faisons-les céder !
Petit retour sur la manif d'Annecy
Le cortège était vraiment très impressionnant à la fois par le nombre et par la dynamique. Il y avait à la fois beaucoup de travailleur.euse.s et retraité.e.s mais aussi énormément de lycéen.ne.s. Iels venaient des lycées d'Annecy mais aussi des autres villes du département soit seul.e.s soit avec leurs parents.
Le cortège a fait un tour du centre ville avant de vouloir repartir, nous avons été bloqué.e.s par les flics qui ont tiré pas mal de lacrymos. Le cortège s'est scindé en plusieurs parties et a continué de tourner dans la ville. A Annecy à 19h et il y avait encore des manifestant.e.s qui défilaient, surtout des lycéen.ne.s. Il était impressionnant de voir certain.e.s élèves masque et lunettes de protection prêt..es à rester dans le lacrymo pour pouvoir poursuivre la manifestation. On sent qu'il se passe vraiment quelque chose.
A voir maintenant ce qui va être annoncé dans les deux semaines à venir. Dans tous les cas il faut qu'on prépare la rentrée et la journée du 5 novembre pour continuer d'élargir le mouvement.
Il n'y a pas eu de prise de parole des orgas, mais le PCF a diffusé ce tract