Une démonstration parfaite de l'idéologie réactionnaire du Rassemblement national digne d'un temps où les femmes n'avaient aucun autre droit que de servir les hommes jusque dans leur chair.
Nous refusons de laisser penser que la marchandisation, la contractualisation des corps peut être régulée, encadrée, qu'on puisse négocier avec une telle atteinte à l'intégrité physique et morale des femmes.
Non, les maisons closes ne sont pas une protection pour les femmes, c'est une protection pour les clients et les proxénètes. C'est une institutionnalisation, une invisibilisation des violences subies par les femmes.
Rappelons que 85% des personnes en situation de prostitution sont des femmes et des filles, 10% sont des hommes, 5% sont des personnes trans ! C'est aussi un marché très lucratif, estimé à 3,2 milliards d'euros par an en France, qui montre les liens entre capitalisme et patriarcat.
Le Rassemblement national enchaîne les discours assignant à résidence les femmes, les enchaînant à des fonctions reproductives. Le programme du Rassemblement national ne comprend aucune mesure féministe ou même qui pourrait s'en approcher.
Loin de vouloir retourner en arrière, nous voulons réaffirmer la position abolitionniste de la France à travers un renforcement de la loi de 2016 en lui donnant les moyens d’être plus largement mise en œuvre notamment à travers :
Le PCF réaffirme que le corps des femmes n’est pas une marchandise que l’on peut échanger et vendre selon le bon vouloir du marché, que la lutte des classes et la lutte pour l’émancipation des femmes sont intrinsèquement liées !
Encore une fois, le Rassemblement national met en lumière son mépris des droits des femmes, verni d'une hypocrisie crasse.
Paris, le 9 décembre 2025