Tout au long du débat sur le PLFSS 2026, les parlementaires communistes ont agi avec une boussole, celle de faire vivre le principe même de la Sécurité sociale, porté par Ambroise Croizat : de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. Alors que le renoncement aux soins grandit, que les salaires stagnent et que les licenciements se multiplient, les régressions sociales portées par des forces au service du capital sont gravissimes.
Les parlementaires communistes ont révélé le mensonge d’un déficit insurmontable de la Sécurité sociale et combattu les forces qui veulent la détruire méthodiquement pour servir le profit d’une minorité.
Ils se sont battus pour des ressources nouvelles et justes en rejetant les coupes dans les dépenses et en portant des propositions de financement permettant de répondre aux immenses besoins en matière de santé. Il est inacceptable que le travail paye à la place du capital !
Ils ont défendu l’abrogation de la réforme des retraites et restent insatisfaits d’un décalage qui ne touchera que les générations nées entre 1964 et 1968.
Avec les présidents de nos deux groupes au Sénat et à l’Assemblée, nous avons à chaque fois exigé du Premier Ministre qu’il abandonne les nombreuses mesures qui attaquaient le pouvoir d’achat des salarié·es, des retraité·es, des jeunes ou des personnes malades. Et ensemble, avec les autres forces de gauche, nous avons pu arracher des victoires : l’abandon des deux jours fériés, le retour de l'indexation de l'ensemble des pensions et des minimas sociaux, le rejet du doublement des franchises médicales ou encore de l'augmentation des cotisations sur les apprentis, l’augmentation de l’ONDAM à 3% et le maintien des aides à l'embauche dans les territoires d'Outre-mer. Nous avons aussi gagné une modeste hausse de la CSG sur le capital.
Au terme de l’examen, force est de constater que ce budget de la Sécurité sociale, bâti sous la pression des forces de droite et d’extrême droite majoritaires au Parlement, reste encore éloigné des besoins de notre système public, avec des moyens insuffisants et des charges supplémentaires pour nos hôpitaux au titre de la CNRACL, une taxe sur les mutuelles, une baisse des allocations familiales, des exonérations de cotisations accordées sans tenir compte du rapport sur les 211 milliards d’euros d’aide publiques accordées aux entreprises.
La droite a une nouvelle fois démontré qu’elle préférait taxer les salarié·es, les retraité·es et les malades plutôt que d’aller chercher des recettes en mettant à contribution les revenus financiers immenses qui restent exonérés de toute cotisation sociale.
Devant ce bilan contrasté, les députés du groupe GDR ont choisi majoritairement de voter contre quand d’autres ont choisi de s’abstenir.
Le PCF poursuivra avec détermination le combat pour le développement de la Sécurité sociale et la réponse aux besoins de santé de nos concitoyens et concitoyennes.
L’heure est à porter un grand projet ambitieux de Sécurité sociale conduit par les travailleurs et travailleuses :
Paris, le 10 décembre 2025
Parti Communiste Français