L’élue d’opposition Loris Fontana (PCF) a pris la parole, déplorant "une demi-mesure annoncée dans l’ambiguïté". "Une absence, même prolongée, n’est pas une suspension, un retrait informel n’est pas une décision institutionnelle. […] Nous vous demandons d’aller au bout de la démarche que vous avez esquissée, que la suspension de M. Granger de ses fonctions et délégation de premier adjoint soit prononcée officiellement, clairement et communiquée publiquement", a demandé l’élue, dénonçant une volonté de maintenir "un flou" autour de la situation d’Anthony Granger. "Depuis l’ouverture de l’enquête préliminaire par le parquet d’Annecy concernant des faits graves mettant en cause Anthony Granger, plusieurs semaines se sont écoulées dans un silence total de votre part. […] Ce silence n’était pas neutre, il disait que cette affaire ne méritait, aux yeux de l’exécutif municipal, ni explication, ni positionnement, ni geste", a-t-elle estimé.
L’élue d’opposition a également rappelé la nécessité "d’une presse locale libre qui peut enquêter et publier sans craindre d’être empêchée", faisant référence à "la disparition" de centaines d’exemplaires de l’Essor savoyard, le 4 juin dernier, alors que le journal local consacrait sa une à l’affaire Granger. L’hebdomadaire a en effet rapporté avoir fait l’objet d’achats en masse dès l’ouverture des points de vente, rendant l’édition en question introuvable. "Vous avez raison de rappeler l’importance de la liberté de la presse […] et je me joins à vous", a répondu Antoine Armand.