Voyage du PCF en Palestine La résistance d’un peuple, l’urgence de la solidarité internationale !

Voyage du PCF en Palestine La résistance d’un peuple, l’urgence de la solidarité internationale !

Du 10 au 22 juillet 2026, une délégation du PCF s’est rendue en Cisjordanie occupée. Elle a réaffirmé la solidarité politique des communistes pour une Palestine libre et souveraine, condition d’une paix juste et durable.

Notre voyage s’est inscrit dans un contexte d’urgence politique face au génocide, à l’accélération du nettoyage ethnique mené par Israël et aux menaces existentielles qui pèsent sur le peuple palestinien. Elle a rassemblé les fédérations du Gard, du Gers, du Lot-et-Garonne, de Meurthe-et-Moselle, de l’Oise, des Pyrénées-Atlantiques, des Pyrénées-Orientales et du Val-de-Marne, aux côtés de la direction nationale, du MJCF et d’élus, ainsi que de Pierre Barbancey, grand reporter au journal l’Humanité.

En rencontrant l’OLP, dont le PPP (le Parti du Peuple Palestinien), il s’agissait de soutenir la résistance populaire, de mesurer la portée politique de la campagne des oliviers, rencontrer les communistes israéliens et développer des projets de jumelages entre communes françaises et palestiniennes.

 

Un génocide silencieux orchestré par un régime d’apartheid et de terreur qui empire chaque jour, face à l’inaction des pays occidentaux

De Bethléem à Naplouse, en passant par Hébron, Jérusalem-Est, Ramallah et Masafer Yatta, partout la situation est explosive : dépossessions, meurtres, déplacements forcés, villages incendiés, récoltes et bétail détruits. La Cisjordanie est livrée à la terreur des colons, bras armés du gouvernement israélien.

Face à un colonialisme de remplacement, les Palestinien.ne.s dénoncent un génocide silencieux sur leur terre ancestrale : une spoliation d’une violence inouïe ; mais aussi une répression politique féroce : 356 journalistes tué.e.s depuis le 7 octobre, 11 000 prisonnier.e.s politiques illégaux.les, dont 350 enfants et Marwan Barghouti, tou.te.s soumis à la torture et aux sévices sexuels.

Un contrôle militaire total : comme les Palestinien.ne.s, nous avons vécu le système d’apartheid, marqué par des routes réservées aux colons et interdites aux Palestinien.ne.s. Devant nous se dressait constamment le mur d’apartheid, tandis que des colonies en pleine expansion encerclent les villes bouclées par des portes en fer.

À Hébron, 800 colons et 1 500 militaires occupent le cœur de la vieille ville. À Masafer Yatta, les Bédouin.e.s sont réduit.e.s à vivre dans des grottes, après la destruction de leur maison. Aux côtés de Jamal Juma’, de l’ONG Stop the Wall, nous nous sommes rendu.e.s dans la zone interdite E1, site stratégique du « Grand Israël ». Ce projet prévoit la construction de 3 400 logements illégaux pour relier Jérusalem à la colonie de Ma’aleh Adumim, ce qui scellerait l’annexion totale des territoires.

Bassam Salhi, secrétaire général du PPP, et Aïda Touma-Sliman, députée communiste israélienne, après nous avoir rappelé que la stratégie d’Israël s’inscrit dans un processus historique d’expulsion du peuple palestinien qui prend sa source dès la Nakba en 1948 (l’expulsion de 800 000 Palestinien.ne.s), ont dénoncé un gouvernement israélien qualifié de fasciste, sioniste et impérialiste. Celui-ci menace la paix au Moyen-Orient. À l’approche des échéances législatives en Israël, le pouvoir est prêt à tout pour éradiquer le peuple palestinien. Les deux dirigeant.e.s ont également alerté sur les menaces graves qui pèsent sur les Palestinien.ne.s d’Israël.

 

Le peuple palestinien résiste et ne lâchera pas sa terre :  planter un olivier est un acte de résistance !

Ce que nous retenons, c’est la force d’un peuple debout qui refuse de disparaitre et qui cultive l’espoir. La vitalité de la société civile palestinienne, de la jeunesse et des femmes force le respect.

Depuis 1967, la destruction d’un million d’oliviers par Israël constitue une stratégie délibérée pour empêcher la création d’un État palestinien viable. Accompagné d’Issa Elshatleh, de l’association des agronomes arabes (AAA), nous sommes allé.e.s à Sébastia, près de Naplouse, village agricole où les oliviers de la solidarité poussent. Le maire Mohammad Azem et les agriculteur.trice.s ont remercié chaleureusement le PCF ; la campagne des oliviers est vitale : elle soutient l’économie locale, la souveraineté alimentaire et protège les terres face à la colonisation. Iels nous ont réaffirmé leur détermination de planter des oliviers, pour ne pas abandonner leur terre ancestrale. Après avoir planté symboliquement un olivier, au cœur du village, pour sceller la pérennité de nos engagements, la délégation communiste s’est engagée à amplifier la campagne. À ce jour, elle est un succès : 56 000 euros collectés et plus de 11 000 oliviers plantés au profit de 366 familles.

Nous appelons l’ensemble des fédérations à intensifier la mobilisation pour atteindre l’objectif de 100 000 euros !

 

Face au fascisme et à l’impérialisme : l’urgence de la paix, de la solidarité internationale et de la lutte politique

Le message des Palestiniens est unanime : l’urgence absolue est de mettre fin au génocide, d’instaurer une paix juste et durable, fondée sur le droit international.

Maires, comités populaires, ONG appellent tou.te.s à multiplier les jumelages. Acte politique fort, ces partenariats renforcent les capacités de résistance, tout en légitimant des projets vitaux. Un projet de jumelage entre Hébron et Pau est déjà en cours, et d’autres municipalités s’engagent dans cette voie.

Enfin, le PPP et le PCI ont insisté sur la nécessité de lier solidarité internationale et lutte politique. En dénonçant la complicité des États-Unis et de l’Union européenne, ils appellent à unir les forces progressistes pour une paix fondée sur le droit international.

Or, la France continue de fournir du matériel militaire à Israël, compromettant la perspective de la solution à deux États.

La simple reconnaissance de l’État de Palestine par la France ne suffit pas. Le PCF appelle à des sanctions immédiates contre Israël. Seules des actions politiques fortes pourront créer les conditions d’un État de Palestine, libre et souverain sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et garantir son droit à l’autodétermination, aux côtés de l’État d’Israël.

Le PCF appelle à signer la pétition nationale adressée à Emmanuel Macron pour exiger des sanctions, ainsi qu’à participer massivement aux mobilisations d’octobre contre les ventes d’armes à Israël.

C’est un combat contre le fascisme, une lutte universelle pour l’humanité, la justice et la paix.

Cristine Hernandez, Responsable de la campagne nationale PCF-oliviers


Article publié dans CommunisteS, numéro 1102 du 30 septembre 2026

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